Gouvernance IT : un bilan contrasté

Edito site bonneaud.net

Selon une enquête réalisée par l'ITGI (IT Governance Institute), un organisme indépendant à but non lucratif, émanation de l'ISACA, créateur du référentiel CobiT, les directions des entreprises sont de plus en plus nombreuses à être sensibilisées aux problèmes de gouvernance mais, cependant, il reste un nombre non négligeable de points sensibles, tels que le manque de personnel informatique, les problèmes associés à la prestation de services et la difficulté à prouver la valeur de la technologie de l'information (IT) qui continuent de préoccuper les cadres supérieurs des organisations du monde entier.

Dans le prolongement des études déjà réalisées en 2003 et 2005, l'ITGI à interrogé 749 cadres supérieurs de niveau PDG et DSI dans 23 pays sur leurs priorités en matière de gouvernance informatique et les problèmes associés à la gestion de l'informatique rencontrés dans leurs organisations. D'après le rapport IT Governance Global Status, qui peut être téléchargé gratuitement sur le site de l'ITGI, deux problèmes sont mis en avant. 58% des personnes interrogées mettent en avant le nombre insuffisant de personnel (contre 35% en 2005). Par ailleurs, 48 % des cadres interviewés déclarent que le second problème le plus fréquent est celui de la gestion des prestations de services informatiques (contre 38% en 2005) alors que 38% citent les problèmes associés au manque de compétence de leur personnel. 30% des répondants ont également signalé des problèmes à anticiper le rendement sur le capital investi (ROIC) pour les dépenses informatiques.

Plusieurs dévelppements importants d'entreprise associées à l'informatique sont également identifiés dans le rapport, notamment :

  • 93% des personnes interrogées ont déclaré que l'informatique est "plutôt importante à très mportante" pour la stratégie globale de l'entreprise (en hausse de 6% par rapport à 2005
  • La démarche de gouvernance IT est en forte progression. Ainsi 32% des répondants indiquent que l'informatique est toujours à l'ordre du jour du Conseil d'Administration (contre 25% en 2005)
  • 18% déclarent que le service informatique informe toujours l'entreprise des débouchés potentiels (en hausse 4% par rapport à 2005)
  • Le référentiel de bonnes pratiques CobiT, quant à lui, double son implantation, passant de 8% des répondants en 2005 à 16% aujourd'hui.

Des domaines d'améloration potentiels

Les domaines d'amélioration potentiels incluent l'alignemet entre la stratégie informatique et la stratégie de l'entreprise, que 36% des répondants considèrent comme étant moyen, médiocre ou très médiocre aujourd'hui. Par ailleurs la mise en oeuvre d'activités associées à la gouvernance informatique varie autour du monde. Le pourcentage d'organisations qui sont en train de mettre en oeuvre des pratiques de gouvernance informatique ou qui l'ont déjà fait dans différentes régions est de :

  • 27% en Amérique du Sud
  • 44% en Asie
  • 50% en Europe
  • 50% en Amérique du Nord

"Le résultat est que de nombreuses organisations mondiales sacrifient inutilement leur argent, leur productivité et leur avantage concurrentiel en négligeant de mettre en oeuvre une gouvernance effective" a remarqué Lynn Lawton, présidente de l'ITGI. "Il a été établi que les entreprises bien gouvernées fournissent un meilleur rendement à leurs parties prenantes et il en va de même pour la gouvernance informatique". Les cadres supérieurs se doivent de diriger leur DSI pour en tirer un avantage optimal, gérer au mieux les risques associés à l'informatique et mesurer la valeur créée par celle-ci.

(*) Sondage effectué par Pricewaterhouse Coopers, à la demande de l'ITGI, entre juillet 2007 et octobre 2007, auprès de 749 CEOs et CIOs répartis dans 23 pays.


Source : rapport de l'ITG IT Governance Global Status Report 2008

 




AB Consulting & bonneaud.net/// © 2005-2008 - Tous droits réservés
| Nous contacter | Plan du site | Informations légales